
Le gouvernement haïtien a officialisé, le 31 mars 2026, une nouvelle grille tarifaire pour les produits pétroliers, marquée par une augmentation substantielle des prix à la pompe. Une décision qui suscite déjà des inquiétudes quant à ses conséquences économiques et sociales.
À partir du 2 avril, les consommateurs devront désormais débourser 725 gourdes pour un gallon de gazoline, 850 gourdes pour le diesel et 845 gourdes pour le kérosène. Cette révision représente des hausses respectives de 165 gourdes, 230 gourdes et 230 gourdes par rapport aux anciens tarifs.
Les ministères de l’Économie et du Commerce justifient cette mesure par les tensions qui affectent le marché énergétique mondial. En particulier, la fermeture du détroit d’Ormuz, un axe vital pour l’acheminement du pétrole, a perturbé les flux d’approvisionnement et entraîné une hausse des prix à l’international.
Dans un pays fortement dépendant des importations de produits pétroliers, cette situation se répercute directement sur les prix locaux. Toutefois, cette augmentation intervient dans un contexte socio-économique déjà précaire, marqué par une inflation élevée et une baisse du pouvoir d’achat des ménages.
Les secteurs du transport, de l’électricité et des biens de consommation devraient être les premiers affectés, avec un risque d’effet domino sur l’ensemble de l’économie.
Alors que les autorités invoquent des contraintes externes pour justifier cette décision, de nombreux observateurs redoutent une intensification des tensions sociales dans les jours à venir.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





