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Crise sécuritaire en Haïti : le Tchad renforce sa contribution à la FRG

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Face à l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, le Tchad a décidé d’accroître sa participation à la Force de répression des gangs (FRG), une initiative internationale appuyée par les Nations unies. Le président Mahamat Idriss Déby a officialisé l’envoi prochain de 1 500 membres des forces de sécurité, consolidant ainsi la présence tchadienne dans cette opération.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique progressive de renforcement. Après l’annonce initiale de l’envoi de 750 hommes fin mars, ce nouveau contingent vient doubler l’effort annoncé, témoignant de la volonté de N’Djamena de jouer un rôle central dans la stabilisation d’Haïti.

Le gouvernement tchadien met en avant son expérience dans les opérations extérieures, notamment dans la lutte contre les groupes jihadistes en Afrique subsaharienne. Cette expertise est perçue comme un atout dans un contexte haïtien marqué par la prolifération de gangs lourdement armés et structurés.

Sur le terrain, la situation reste critique. D’après les évaluations des Nations unies, les groupes criminels contrôlent une grande partie de Port-au-Prince et continuent d’étendre leur emprise vers les régions périphériques, aggravant une crise humanitaire déjà profonde.

La mise en place de la FRG vise à apporter un appui opérationnel décisif à la Police nationale haïtienne, souvent débordée par l’ampleur de la violence. En remplaçant la MMAS dirigée par le Kenya, cette nouvelle force multinationale ambitionne de restaurer un minimum de sécurité et de favoriser les conditions d’un retour progressif à la stabilité institutionnelle.

Toutefois, plusieurs observateurs soulignent que le succès de cette mission dépendra non seulement des moyens militaires engagés, mais également d’une stratégie politique globale visant à s’attaquer aux causes profondes de la crise haïtienne.

Jean Joceler JEAN / Pòtvwa