
Face à l’escalade de la violence armée, les autorités haïtiennes franchissent un cap dans leur stratégie sécuritaire en misant sur un renforcement significatif de la coopération internationale. Réuni sous la présidence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le Conseil supérieur de la Police nationale a acté une série de mesures visant à intensifier la lutte contre les groupes armés.
Au cœur de ce dispositif figure le déploiement progressif d’une force multinationale, pilotée avec l’appui du Conseil de sécurité des Nations unies. L’arrivée du représentant spécial Jack Christofides et de contingents étrangers, dont des unités tchadiennes, illustre la volonté d’accélérer la mise en œuvre de cette mission.
Cette initiative vise à soutenir les institutions nationales, notamment la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAD’H), dans des opérations ciblées contre les foyers d’insécurité. Elle prévoit également la sécurisation des axes logistiques majeurs et des infrastructures essentielles, dans un contexte où les gangs continuent de perturber gravement la vie économique et sociale du pays.
Le gouvernement insiste sur le respect strict de l’État de droit et des droits de l’homme dans la conduite des opérations, tout en affichant une fermeté accrue face aux groupes armés. L’objectif affiché est clair : restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
Dans un message de solidarité, les autorités ont également adressé leurs condoléances aux populations de l’Artibonite, durement éprouvées par les violences, et ont réaffirmé leur engagement à traquer les auteurs de ces exactions jusqu’à leur neutralisation.
Cette nouvelle phase de mobilisation sécuritaire, soutenue par des partenaires internationaux, pourrait marquer un tournant décisif dans la lutte contre l’insécurité chronique qui frappe Haïti.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





