
En Haïti, les autorités électorales tentent de redynamiser un processus démocratique en suspens. Le Conseil électoral provisoire a annoncé avoir transmis à l’Exécutif un nouveau projet de décret électoral, présenté comme une version actualisée et plus conforme aux exigences du contexte politique actuel.
Ce texte s’inscrit dans le cadre du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, qui ambitionne de structurer la transition et de préparer la tenue d’élections crédibles. La refonte du décret de décembre 2025 apparaît ainsi comme une tentative de consolider les bases légales d’un scrutin attendu de longue date.
Dans le même temps, une dynamique de concertation s’est engagée autour des aspects logistiques et financiers. Une commission ad hoc, composée notamment de représentants du Programme des Nations unies pour le développement, de UNOPS et du Bureau intégré des Nations unies en Haïti, procède à une réévaluation du budget électoral, dans un souci d’efficacité et de transparence.
Au-delà des aspects techniques, l’enjeu est également politique. Le CEP réaffirme son engagement à organiser des élections « inclusives, impartiales et transparentes », tout en insistant sur son indépendance vis-à-vis des autorités en place. L’annonce imminente d’un calendrier électoral est perçue comme un test de crédibilité pour une institution appelée à jouer un rôle central dans la sortie de crise.
Dans un contexte de fragilité institutionnelle persistante, la concrétisation de ces engagements demeure toutefois suspendue à des conditions sécuritaires et politiques encore incertaines.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





