
L’arrivée des dix blindés canadiens intervient alors que la PNH poursuit l’opération « San Kanpe », présentée comme une offensive d’envergure contre les groupes armés qui contrôlent plusieurs axes stratégiques du pays.
Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, mais aussi dans des communes comme Mirebalais et Carrefour, ainsi que dans une large partie de la Plaine du Cul-de-Sac, la présence de groupes armés continue de restreindre la circulation et les activités économiques.
Si les autorités affirment que ces nouveaux moyens logistiques marquent un tournant opérationnel, une partie de la population demeure sceptique, estimant que les efforts sécuritaires visibles avant le 7 février 2026 semblent avoir perdu en intensité.
Au-delà de l’aspect matériel, ce don revêt une dimension diplomatique. Pour Ottawa, il s’agit de réaffirmer son engagement aux côtés d’Haïti dans un contexte de fragilité institutionnelle. Pour l’exécutif haïtien, la réception de ces blindés constitue un signal adressé tant aux partenaires internationaux qu’aux groupes armés : l’État entend reprendre pied, malgré l’ampleur des défis.
La réussite de cette stratégie dépendra toutefois de la coordination entre soutien international, capacité opérationnelle et adhésion populaire. Sans amélioration tangible sur le terrain, l’effet symbolique pourrait rapidement s’estomper.
Jean Joceler JEAN / Potvwa





