
La Police nationale d’Haïti (PNH) a annoncé avoir procédé à une saisie d’envergure d’armes et de matériels sensibles à l’issue d’une opération menée conjointement avec les Forces armées d’Haïti (FAD’H), la Task Force et la Force de sécurité gouvernementale (FSG). L’intervention s’est déroulée dans le quartier de Tokyo, à Delmas 2, une zone régulièrement citée parmi les foyers d’insécurité de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Selon les informations communiquées par la PNH, l’opération a permis de mettre la main sur un arsenal conséquent, comprenant notamment cinq drones, huit pistolets, dix-huit fusils de calibre 12, trois armes de type AR-15 ainsi qu’un fusil de calibre 22. À cela s’ajoute une quantité importante de munitions de différents calibres, notamment 5.56, 7.62, 12, .38 et 9 mm, confirmant le niveau d’armement des groupes visés.
Les forces de l’ordre ont également saisi plusieurs uniformes, dont certains appartenant à des unités spécialisées de la police, avec des grades allant jusqu’à celui d’inspecteur principal. Des gilets pare-balles, des bonbonnes de gaz lacrymogène ainsi qu’un sachet contenant des billets de 10 et 25 gourdes ont aussi été récupérés lors de l’opération, alimentant les soupçons d’activités criminelles structurées et de tentatives d’usurpation d’identité institutionnelle.
L’intervention a donné lieu à des échanges de tirs violents entre les forces de sécurité et des individus armés. Le bilan provisoire fait état de six personnes mortellement atteintes, de plusieurs blessés parmi les présumés assaillants, ainsi que de nombreux véhicules endommagés. Aucun détail n’a, pour l’heure, été fourni sur d’éventuelles pertes du côté des forces engagées.
Dans un contexte sécuritaire particulièrement dégradé, la PNH a réaffirmé sa détermination à poursuivre les opérations de démantèlement des groupes armés. « Les opérations ne s’arrêteront pas », a martelé l’institution policière, soulignant la volonté des autorités de reprendre le contrôle des zones sous influence criminelle et de rétablir un climat de sécurité au bénéfice de la population.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





