
Dans une déclaration rendue publique à l’occasion des 39 ans de la Constitution de 1987, le Parti Démocratique d’Intégration Haïtienne (PADEINHA) a établi un parallèle entre les pratiques politiques actuelles et celles héritées du régime duvaliériste, dénonçant une continuité préoccupante dans la gestion du pouvoir en Haïti.
Le parti affirme que, malgré la chute du régime de Jean-Claude Duvalier le 7 février 1986, certaines logiques autoritaires persistent au sein de l’appareil d’État. Il évoque l’existence d’une élite politique et économique accusée de freiner toute réforme structurelle et de maintenir un système fondé sur la concentration du pouvoir et l’accaparement des ressources publiques.
Selon PADEINHA, les mécanismes de répression ont évolué, passant des milices paramilitaires d’hier à l’utilisation contemporaine de groupes armés. Le parti dénonce des actes de violence, notamment des incendies de maisons, des déplacements forcés de la populations et une insécurité généralisée paralysant les activités économiques et sociales du pays.
Dans cette perspective, la formation politique estime que les crises actuelles auraient pu être atténuées, voire évitées, si les dispositions constitutionnelles, notamment celles relatives à la gestion des crises institutionnelles, avaient été rigoureusement appliquées. Elle souligne en particulier l’importance des mécanismes prévus pour garantir la continuité de l’État.
Rendant hommage à la Constitution de 1987, qualifiée de symbole de résistance face à l’oppression, PADEINHA réaffirme son engagement à défendre son application intégrale. Le parti appelle la population à poursuivre la mobilisation contre ce qu’il décrit comme des forces conservatrices opposées au changement, estimant que le combat pour une véritable démocratie reste inachevé en Haïti.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





