
À quelques mois des élections générales prévues en août 2026, les autorités haïtiennes intensifient leurs démarches pour mobiliser les ressources nécessaires à leur organisation. Réuni le 23 mars sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, un large éventail d’acteurs nationaux et internationaux a été appelé à se prononcer sur les besoins budgétaires du processus électoral.
La rencontre a permis de mettre en lumière le rôle central du Conseil électoral provisoire, chargé de piloter les opérations électorales, ainsi que l’engagement des partenaires internationaux tels que le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) et l’Organisation des États américains (OEA), dont l’appui technique et financier demeure déterminant.
La présence du diplomate onusien Carlos Ruiz Massieu et du président du CEP, Jacques Desrosiers, témoigne de l’importance accordée à la coordination entre les institutions haïtiennes et la communauté internationale.
Dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, le gouvernement entend faire de ces élections un tournant décisif. « Les élections constituent un enjeu fondamental pour la Nation », a rappelé le Premier ministre, soulignant que leur réussite conditionne le retour à un ordre constitutionnel stable.
En s’appuyant sur le Pacte national pour la stabilité, les autorités espèrent consolider un consensus politique large et renforcer la crédibilité du processus électoral aux yeux de la population comme des partenaires internationaux.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





