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La diaspora haïtienne manifeste à Pointe-à-Pitre contre l’isolement aérien d’Haïti

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La fermeture prolongée de l’aéroport international Toussaint Louverture continue de nourrir l’inquiétude au sein de la diaspora haïtienne. Dimanche, à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, une marche symbolique a été organisée pour dénoncer les conséquences humaines et économiques de l’arrêt des vols commerciaux vers Port-au-Prince.

À l’initiative de l’Association Coordination Haïtienne Tèt Kolé (ACHTK), des ressortissants haïtiens et plusieurs sympathisants se sont réunis dans les rues de la ville afin d’appeler à une solution rapide à la crise sécuritaire qui frappe Haïti depuis plusieurs années.

Les participants, arborant les couleurs nationales haïtiennes, ont exprimé leur sentiment d’abandon face à une situation qui empêche de nombreux expatriés de retrouver leurs proches. Pour beaucoup, les conditions actuelles rendent tout déplacement vers Haïti incertain et périlleux.

L’aéroport international Toussaint Louverture, principal hub aérien du pays, demeure largement inaccessible en raison des violences armées qui touchent Port-au-Prince et plusieurs axes stratégiques de la région métropolitaine. Les groupes armés contrôlent une partie importante de la capitale, compliquant considérablement les opérations de transport et de sécurité.

Les compagnies aériennes internationales avaient suspendu leurs liaisons après plusieurs incidents sécuritaires majeurs survenus à proximité de l’aéroport. Cette suspension a accentué les difficultés de déplacement pour la diaspora, désormais contrainte de passer par des itinéraires alternatifs coûteux et incertains.

Au-delà de la question du transport aérien, les manifestants ont surtout voulu alerter sur l’urgence d’un retour à la stabilité politique et sécuritaire en Haïti. « La paix et la sécurité pour Haïti » figuraient parmi les principaux slogans affichés durant la mobilisation.

Pour les organisateurs, cette marche constitue également un acte de solidarité envers les populations haïtiennes confrontées quotidiennement à la violence et à l’effondrement progressif des infrastructures publiques.

Jean Joceler JEAN / Pòtvwa