
Dans un contexte de crise multidimensionnelle en Haïti, le Parti Démocratique d’Intégration Haïtienne (PADEINHA) hausse le ton et met en garde contre ce qu’il décrit comme une instrumentalisation du processus électoral à des fins personnelles et financières.
Dans une note officielle, le parti affirme que les divergences observées entre le Conseil électoral provisoire (CEP), les autorités gouvernementales et certaines formations politiques ne relèvent pas d’un débat institutionnel sain, mais traduisent plutôt une lutte pour l’accès à des ressources financières liées à l’organisation des élections.
PADEINHA rappelle avoir, dès les premières annonces du processus, exprimé de sérieuses réserves quant à sa pertinence. Selon lui, l’absence de conditions sécuritaires minimales rend illusoire toute tentative de consultation populaire. « Engager le pays dans une telle dynamique, sans garanties sécuritaires, revient à tromper la population », estime la formation politique.
Dans le même temps, le parti attire l’attention sur la persistance des violences armées dans plusieurs zones du territoire national. Il évoque des attaques meurtrières perpétrées par des groupes armés, accusant les autorités de détourner leur attention des priorités urgentes.
Se félicitant de ne pas avoir intégré le processus d’inscription des partis politiques, PADEINHA revendique une position de rupture avec ce qu’il qualifie de « système défaillant ». Il appelle à une refondation des priorités nationales, centrée sur la sécurité et le bien-être des citoyens, avant toute échéance électorale.
Le parti réaffirme son engagement à défendre les intérêts de la population haïtienne, tout en promettant de poursuivre ses analyses et prises de position face à une crise qu’il juge aggravée par des choix politiques contestés.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





