
La rencontre tenue le 9 avril 2026 entre la direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH) et le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) s’inscrit dans une dynamique de consolidation des efforts en matière de sécurité publique. Si les avancées du Programme conjoint d’appui à la PNH ont été saluées, plusieurs zones d’ombre demeurent quant à l’évolution globale de la situation sécuritaire dans le pays.
Les discussions ont permis de dresser un bilan technique des projets en cours et à venir, notamment dans les départements du Sud et de la Grand’Anse. Toutefois, en toile de fond, persiste une interrogation majeure : celle du contrôle territorial face à la montée en puissance de groupes armés, dont la coalition dite « Viv Ansanm », accusée d’étendre son influence dans plusieurs régions.
Dans ce contexte, certains observateurs estiment que les initiatives structurelles, bien que nécessaires, doivent impérativement s’accompagner d’une réflexion stratégique approfondie sur les opérations de reconquête territoriale. La question de la coordination des forces, de l’intelligence opérationnelle et de la planification d’actions ciblées apparaît centrale pour restaurer l’autorité de l’État.
Si la coopération avec le PNUD ouvre des perspectives en matière de renforcement institutionnel, la réussite de ces efforts dépendra largement de la capacité des autorités policières à traduire ces appuis en résultats concrets sur le terrain. Entre modernisation des infrastructures et impératif de sécurité immédiate, la PNH se trouve ainsi à un tournant décisif.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





