,

La CORB réclame la révocation du Directeur Général a.i de la PNH après un massacre à Laboderie

Posted by

La Coalition des Organisations pour le Respect du Bicolore (CORB) a vivement dénoncé, dans un communiqué publié ce week-end, l’inaction et l’incompétence du Directeur Général a.i de la Police Nationale d’Haïti (PNH), André Jonas Vladimir Paraison. Selon la coalition, la gestion de M. Paraison contribue directement à l’aggravation de l’insécurité généralisée dans le pays.

La dénonciation survient à la suite d’un massacre survenu dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 septembre dans la localité de Laboderie, situé entre l’Arcahaie et Cabaret. Plus de quarante personnes, dont un nourrisson, ont été tuées par balles lors d’une attaque menée par le groupe armé Viv Ansanm. Les assaillants, lourdement armés, ont semé la panique, paralysant la vie locale et plongeant la population dans la terreur.

La CORB souligne qu’aucune opération sérieuse n’a été conduite depuis la nomination de M. Paraison, lequel serait, selon elle, davantage préoccupé par des manœuvres opportunistes visant à projeter une image artificielle de bravoure que par la sécurisation effective du territoire. Le communiqué affirme en outre que le Directeur Général agirait sous l’influence de l’ancien chef de la PNH, Mario Andrésol, au lieu d’assumer ses responsabilités en matière de sécurité publique.

La coalition a également dénoncé la précarité dans laquelle se trouvent certaines unités spécialisées de la police, notamment l’UDMO et le CIMO, déployées à l’Arcahaie, qui n’auraient pas perçu leurs salaires depuis plusieurs mois, compromettant ainsi leur efficacité opérationnelle.

Face à ce qu’elle qualifie d’« échec manifeste », la CORB a formulé plusieurs revendications:

1. La révocation immédiate de M. Paraison de la direction générale de la PNH;

2. La désignation rapide d’un responsable compétent et indépendant, capable de restaurer l’autorité de l’État et de lutter contre l’insécurité;

3. Le dépôt d’une plainte formelle, au niveau national et international, contre M. Paraison pour non-assistance à une population en danger et pour sa responsabilité présumée dans l’aggravation de la crise sécuritaire.

La CORB indique avoir déjà entamé des démarches auprès d’organisations de défense des droits humains et d’avocats afin de formaliser ces plaintes. Elle en appelle également à la communauté internationale pour agir sans délai afin de stopper l’hécatombe et d’éviter que Haïti ne sombre davantage dans le chaos.

Jean Joceler JEAN / FcnHaïti