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Jusqu’à la chute du régime des Duvalier, n’en déplaise à certains, tous les indicateurs économiques semblaient encore favorables.

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Les taux de change reflétaient cette situation économique, avec un dollar haïtien équivalant à un dollar américain.

Ce taux de parité traduisait une confiance dans la monnaie nationale et dans la capacité de l’État à maintenir un environnement monétaire stable.

L’infrastructure administrative et économique, bien que perfectible, offrait un cadre viable pour le commerce, les investissements et le développement des entreprises. Les services de base, tels ceux de la sécurité, la santé, l’éducation, l’électricité ou ceux des communications, des voiries, des transports, fonctionnaient, assurant une quiétude et même un certain confort dans la vie quotidienne des citoyens.


Ce qui suit peut être considéré comme une déclaration destinée à dissiper les doutes des sceptiques, à raviver les mémoires parfois oublieuses et à défier ceux qui, par mauvaise foi, oseraient porter des démentis. Il s’agit d’un rappel, une mise en lumière de vérités indiscutables, visant à renforcer la clarté et l’authenticité des affirmations évoquées. Face aux interprétations biaisées ou aux souvenirs sélectifs, cet énoncé s’impose comme un témoignage inébranlable qui invite chacun, en toute transparence, à confronter la réalité. Ceux qui persisteraient à dénier ces faits devront alors produire des preuves solides pour soutenir leurs objections :


Les banques, aujourd’hui friandes de dollars américains, refusaient, sous le régime des Duvalier, de recevoir ces devises lorsqu’elles étaient déposées en lieu et place de la monnaie haïtienne. La monnaie américaine circulait partout, au point de se retrouver jusque dans les “boîtes secrètes” des enfants.

Cette situation contrastant avec l’alarmant constat d’aujourd’hui marqua également un tournant : la création des comptes en dollars américains amorcée après la conversion forcée des anciens comptes libellés en dollars haïtiens en gourdes.

Cette démarche, surprenante à l’époque, paraît d’autant plus menaçante aujourd’hui, à la lumière des innombrables subterfuges et des pratiques déloyales qui caractérisent les bureaux de change.

Ces derniers, bien souvent en connivence avec les banques régulières ou opérant en tant qu’annexes officieuses de celles-ci, participent activement à un système complexe où la spéculation et les abus prolifèrent.

Ce mélange de collusion et de manipulation monétaire illustre à quel point les rapports entre institutions financières et acteurs économiques sont devenus opaques, au détriment des citoyens ordinaires.

Dr. Luc Sterlin