
La justice haïtienne intensifie ses investigations autour d’allégations de détournement d’armes et de munitions au sein de la Police nationale d’Haïti. Au centre de cette affaire figure l’ancien directeur général a.i., Rameau Normil, désormais sous le coup d’un mandat de comparution.
Il devra comparaître le 2 mars 2026 devant le juge d’instruction Walter Wesser Voltaire afin de répondre aux accusations d’association de malfaiteurs et de trafic présumé de cartouches au profit de gangs haïtiens.
D’après une source judiciaire généralement bien informée, le mandat a été émis à la suite du refus de M. Normil de répondre à une première convocation, en date du 3 février. Les autorités judiciaires semblent déterminées à faire toute la lumière sur ces accusations qui, si elles étaient établies, mettraient en cause l’intégrité de l’ancienne administration policière.
L’ancien directeur général n’est pas le seul à faire l’objet de l’attention des enquêteurs. Philippe Jovin, ex-responsable de la Direction centrale administrative des services généraux, est également attendu devant le magistrat le 23 février dans le cadre de cette même affaire. Par ailleurs, plusieurs autres anciens cadres de la PNH sous l’administration Normil ont déjà été entendus.
Cette procédure judiciaire pourrait marquer un tournant dans les efforts visant à lutter contre l’impunité et à restaurer la crédibilité des institutions sécuritaires du pays.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





