
Les hommes d’affaires Andy Apaid et Charles-Henri Baker ont été auditionnés, mardi 25 novembre, par des enquêteurs du Bureau de Lutte contre le Trafic de Stupéfiants (BLTS), a annoncé la Direction de Communication de la Police nationale d’Haïti (DICOP) dans une note officielle.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours dont les contours demeurent, pour l’heure, strictement confidentiels.
Selon les informations communiquées, aucune indication n’a filtré quant aux motifs précis de la convocation ni sur l’état d’avancement des investigations. La Police nationale d’Haïti, via la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), affirme néanmoins poursuivre activement ses enquêtes à travers ses unités spécialisées, dans le but d’éclaircir plusieurs dossiers qualifiés de sensibles et liés, entre autres, au trafic de stupéfiants.
Aucune mesure additionnelle n’a été annoncée à l’issue de ces auditions, et les autorités n’ont pas précisé si d’autres personnalités seraient à leur tour convoquées dans le cadre de la même procédure.
Ces auditions interviennent dans un contexte particulièrement tendu, alimenté par la diffusion sur les réseaux sociaux de vidéos montrant le chef de gang Wilson Joseph, alias “Lanmò san jou”, affirmant avoir découvert des substances assimilées à de la marijuana dans une usine attribuée à Andy Apaid.
Ces allégations, largement relayées en ligne, n’ont été confirmées par aucune source institutionnelle. À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre ces contenus numériques et la procédure judiciaire en cours.
Il convient également de rappeler que le nom d’Andy Apaid a été évoqué dans d’autres déclarations publiques du même chef de gang, celui-ci l’accusant d’implication dans des activités illicites. Ces déclarations, issues d’un acteur criminel recherché, n’ont fait l’objet d’aucune corroboration par les autorités haïtiennes.Tandis que la DCPJ poursuit ses travaux dans un climat marqué par une forte pression médiatique et des spéculations persistantes, les enquêteurs disent maintenir leur engagement à faire toute la lumière sur ces dossiers sensibles, tout en respectant les exigences de la procédure.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





