
L’ancien sénateur du département du Centre, Francisco De La Cruz, a été interpellé ce lundi 19 janvier 2026 en République dominicaine, avant d’être remis aux autorités haïtiennes à la frontière nord haïtiano-dominicaine. L’information a été confirmée par la Police nationale d’Haïti (PNH).
Selon le commissaire principal Léonard Anténor, contacté par le quotidien Le Nouvelliste, responsable de la Police frontalière (Polifront) dans le Nord-Est, la remise de l’ex-parlementaire s’est effectuée dans l’après-midi, à l’issue d’une coordination entre les services de sécurité des deux pays. « Les autorités dominicaines nous ont remis l’ancien sénateur Francisco De La Cruz, appréhendé ce lundi en territoire voisin », a déclaré sobrement le commissaire Anténor.
Sur instructions de la hiérarchie policière, Francisco De La Cruz doit être transféré au Service départemental de la police judiciaire (SDPJ) du Nord, où il sera placé à la disposition des autorités compétentes pour les suites nécessaires, a précisé le responsable de la Polifront.
Cette arrestation ravive un dossier resté jusqu’ici sans prolongement judiciaire. En 2024, l’ancien sénateur avait été cité dans une enquête de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) visant plusieurs parlementaires soupçonnés de détention irrégulière de matériels appartenant au Centre national des équipements (CNE). Bien qu’il ait été entendu à l’époque par le commissaire du gouvernement, aucune poursuite formelle n’avait été engagée à son encontre par la justice haïtienne.
À ce stade, les autorités n’ont pas communiqué sur les charges éventuelles retenues contre l’ex-parlementaire ni sur les circonstances précises de son arrestation en territoire dominicain. Toutefois, cette remise aux forces de l’ordre haïtiennes intervient dans un contexte de coopération sécuritaire accrue entre Port-au-Prince et Saint-Domingue, notamment sur les questions liées aux mouvements transfrontaliers et à la lutte contre l’impunité.
L’évolution du dossier, désormais entre les mains de la police judiciaire, est attendue avec attention dans un climat national marqué par une forte demande de reddition de comptes et de renforcement de l’État de droit.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





