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Rosemila Petit-Frère obtient une liberté provisoire pour raisons médicales après un malaise au Parquet de Port-au-Prince

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L’ancienne mairesse de l’Arcahaie, Rosemila Petit-Frère, a été libérée provisoirement ce mercredi 5 novembre 2025 pour raisons médicales, après avoir été victime d’un malaise la veille au cours de son audition au Parquet de Port-au-Prince. Détenue depuis le mois d’août à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), Mme Petit-Frère était poursuivie pour complot contre la sûreté intérieure de l’État, association de malfaiteurs et collusion présumée avec des groupes armés.

Selon le Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Fritz Patterson Dorval, cette mesure exceptionnelle s’inscrit dans un cadre humanitaire en raison de la dégradation de l’état de santé de la prévenue.

« Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que Mme Rosemila Petit-Frère reçoive les soins nécessaires dans les plus brefs délais »,a déclaré Me Dorval lors d’un point de presse.

Il a rappelé que tout détenu confronté à une urgence médicale bénéficie des dispositions légales garantissant un accès aux soins.

Arrêtée en République Dominicaine avant d’être remise aux autorités haïtiennes, Rosemila Petit-Frère, également Présidente Directrice Générale de la Radio Télévision Monopole, était jusqu’alors gardée à vue à la DCPJ, où elle subissait une série d’interrogatoires sur ses liens supposés avec la coalition criminelle « Viv Ansanm ».

Le malaise dont elle a été victime mardi, au moment de sa comparution devant le Commissaire du Gouvernement, a brutalement interrompu la séance d’audition. Transportée d’urgence vers un centre de soins, son état a nécessité une évaluation médicale approfondie, laquelle a conduit à la décision de libération provisoire pour raisons de santé.

Interrogé sur la possibilité d’une évacuation sanitaire à l’étranger, Me Dorval est resté discret, se bornant à indiquer que l’ancienne mairesse serait conduite vers un établissement capable de lui offrir un traitement adapté à sa condition.

Cette libération temporaire, motivée par des considérations strictement médicales, ne met pas fin aux poursuites judiciaires en cours. Les autorités judiciaires assurent que la procédure reprendra dès que l’état de santé de Mme Petit-Frère le permettra, dans le respect des garanties légales et des droits de la défense.

Jean Joceler JEAN / Pòtvwa