
L’ambassadeur des États-Unis en Haïti, Henry T. Wooster, a lancé un appel pressant au Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ainsi qu’au gouvernement haïtien pour qu’ils s’engagent résolument à accélérer l’organisation d’élections libres et crédibles dans le pays. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, et ce, juste après son retour de la 80ᵉ Assemblée générale des Nations unies à New York, le diplomate a insisté sur l’urgence d’un plan clair et d’un calendrier pour cette transition électorale.
M. Wooster a souligné que « le moment est venu pour Haïti de tracer sa propre voie de sortie de crise », évoquant ainsi l’impasse politique actuelle qui, selon lui, est au cœur des difficultés sécuritaires prévalant dans le pays. Le constat est préoccupant : la détérioration continuelle de la sécurité compromet la capacité d’Haïti à organiser des élections, et par conséquent, à retrouver la légitimité démocratique.
Cette déclaration fait écho aux préoccupations exprimées par d’autres responsables américains, notamment le chargé d’affaires des États-Unis, qui avait déjà averti que « les postes de Premier ministre et de conseillers présidentiels ne sont pas des emplois permanents ». Cette attitude témoigne d’une volonté claire de la part des États-Unis de démontrer que la continuité politique ne peut être synonyme de stagnation. Au contraire, il est impératif que les institutions soient renouvelées par le biais d’élections, condition sine qua non pour établir un cadre démocratique solide.
Lors de son intervention, l’ambassadeur a également rappelé l’engagement indéfectible de Washington à soutenir le gouvernement haïtien, notamment en matière de sécurisation nationale. Il a réaffirmé que la sécurité est une condition essentielle pour garantir un scrutin inclusif et pacifique. Ce n’est qu’à la lumière d’une stabilité retrouvée que le pays pourra envisager des élections sans crainte de violences ou d’interférences.
Alors que le mandat du CPT touche à sa fin, et que la pression internationale pour des avancées concrètes s’intensifie, le message d’Henry T. Wooster se fait d’autant plus urgent. La communauté internationale observe avec impatience la capacité d’Haïti à renouer avec des pratiques démocratiques pérennes, essentielles pour sortir de la crise systémique qui frappe le pays.
En conclusion, l’appel à l’action formulé par l’ambassadeur Wooster n’est pas seulement un cri du cœur, mais un impératif diplomatique. Il incarne l’espoir d’un avenir où les haïtiens pourront exercer leur droit démocratique à travers des élections justes et transparentes, permettant à leur nation de retrouver la paix et la stabilité.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





