
Loin de répondre aux exigences impérieuses d’une sécurité réellement étatique, le Parti Democratique d’Intégration Haïtienne (PADEINHA) se montre particulièrement critique à l’égard de la passivité du gouvernement. Selon cette formation politique, l’attitude laxiste des autorités, qui se contente d’accepter la pseudo-trêve imposée par certains groupes armés, témoigne d’une défaillance totale tant sur le plan sécuritaire que sur le plan moral.
En effet, PADEINHA souligne avec acuité que des bandes armées, désormais parvenues à imposer leur propre justice, procèdent à un retrait stratégique des quartiers qu’elles occupaient jadis, notamment à Solino, Nazon, Delmas 30 et Delmas 24. Cette manœuvre, qualifiée de « lapè pèpè » par certains, apparaît comme une provocation odieuse, dans la mesure où ces mêmes groupes furent responsables de violences meurtrières, de destructions massives de biens et de pertes humaines irréparables. Les témoignages d’un retour forcé à une vie altérée par la désolation – maisons anéanties, commerces incendiés et familles endeuillées – soulignent l’ampleur des dégâts causés par ces actes d’intimidation.
Dans l’analyse de PADEINHA, il dénonce ainsi l’échec complet du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et du gouvernement dirigé par Alix Didier Fils Aimé, qui, depuis plus de quatre ans, ne parviennent pas à éradiquer l’insécurité rampante qui gangrène le pays. Dans ce contexte, la question se pose légitimement quant au rôle réel d’André Jonas Vladimir PARAISON, récemment nommé Directeur Général de la Police Nationale. Faut-il croire que ce dernier privilégie des négociations avec les groupes armés, plutôt que de mobiliser l’ensemble des moyens nécessaires pour traquer et neutraliser la criminalité qui sévit?
Par ailleurs, il est troublant de constater que certains acteurs de la société civile et de divers secteurs, manifestant leur soutien apparent à cette « paix feutrée », semblent complices par leur proximité avec ces mêmes gangs. Le PADEINHA, dans cette note de presse, appelle donc à une prise de conscience générale et met en garde la population contre toute naïveté pouvant mener à une impasse sécuritaire. Il est grand temps que les responsables politiques, lesquels se targuent de défendre l’intérêt national, cessent d’utiliser les souffrances populaires pour justifier des compromis inadmissibles.
Le PADEINHA, par le biais de son président Jean Daniel Charles, renouvelle son engagement aux côtés du peuple haïtien, en affirmant le droit fondamental de chaque citoyen de vivre dans la dignité, la sécurité et la liberté. L’heure n’est plus aux faux semblants ni aux ententes douteuses : il s’agit désormais de restaurer l’autorité de l’État en reprenant les territoires aux mains des criminels et en élaborant des politiques publiques robustes et réellement protectrices.E-mail
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Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





