
Face à l’aggravation de la crise sécuritaire en Haïti, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures destinées à intensifier la lutte contre les groupes armés opérant dans plusieurs régions du pays. Ces décisions ont été prises lors d’un Conseil des ministres extraordinaire présidé mardi par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé au salon diplomatique de l’Aéroport international Toussaint-Louverture.
De retour d’une mission officielle en Europe, le chef du gouvernement a réuni les membres de l’Exécutif autour de l’urgence sécuritaire, dans un contexte de recrudescence des attaques armées et d’expansion des violences criminelles. Dans un communiqué officiel, les autorités indiquent avoir donné des instructions visant à accroître les capacités d’intervention des forces de sécurité et à renforcer la coordination des opérations sur le terrain.
L’Exécutif assure également vouloir mobiliser davantage de moyens logistiques et financiers afin de restaurer la circulation dans les zones affectées et garantir la protection des citoyens. Cette nouvelle stratégie intervient alors que l’insécurité continue d’entraîner des déplacements massifs de populations et de fragiliser l’accès aux services de base dans plusieurs communes.
Dans ce climat de tension persistante, le gouvernement affirme maintenir sa détermination à combattre les réseaux criminels et à rétablir l’autorité de l’État dans les territoires les plus touchés par la violence armée.
Malgré les attentes suscitées autour du processus politique, le gouvernement n’a toutefois fait aucune annonce concernant le décret électoral, dont l’adoption était pourtant annoncée comme imminente. L’absence de communication sur cette question contraste avec les engagements précédemment évoqués par les autorités en faveur de l’organisation du scrutin.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





