
La décision du gouvernement haïtien d’accorder 150 millions de gourdes à l’Université Quisqueya suscite une vive controverse dans les milieux politiques et universitaires. La Fondasyon Je Klere (FJKL) a dénoncé ce financement qu’elle considère problématique, appelant les autorités à fournir des explications détaillées sur les critères ayant conduit à l’octroi de cette enveloppe budgétaire.
Dans son analyse, l’organisation rappelle que l’État haïtien fait face à des contraintes budgétaires sévères alors que plusieurs secteurs essentiels — notamment l’éducation publique, la santé et la sécurité, souffrent d’un manque chronique de financement. L’attribution d’une somme aussi importante à une université privée apparaît ainsi, pour de nombreux observateurs, difficilement justifiable au regard des besoins urgents du pays.
La FJKL affirme que la publication de ces contrats s’inscrit dans une démarche visant à promouvoir la transparence dans la gestion des fonds publics. Elle invite les institutions de contrôle et les autorités compétentes à examiner les modalités d’attribution de ce financement afin de déterminer si les règles de bonne gouvernance ont été respectées.
Au-delà du cas spécifique de l’Université Quisqueya, cette affaire relance un débat plus large sur la gestion des ressources publiques et sur la nécessité d’établir des mécanismes rigoureux de reddition de comptes. Dans un climat politique déjà fragilisé par les crises successives, plusieurs acteurs de la société civile estiment que seule une transparence accrue permettra de restaurer la confiance entre l’État et les citoyens.
Jean Joceler JEAN / Pòtvwa





